✅ L’État prélève environ 5% à 60% selon le lien de parenté sur un compte bancaire transmis en héritage, via les droits de succession.
Lors d’un héritage, l’État prélève des droits de succession sur le montant transmis via un compte bancaire ou tout autre bien. Le montant exact dépend de plusieurs facteurs essentiels : le lien de parenté entre le défunt et l’héritier, la valeur nette de l’héritage et les abattements applicables. Ces droits sont calculés selon un barème progressif, ce qui signifie que plus la part héritée est élevée, plus la taxation est importante.
Nous allons détailler comment se calculent les droits de succession prélevés par l’État sur un compte bancaire lors d’un héritage. Nous aborderons les différents taux applicables en fonction du lien familial, les abattements légaux qui permettent de réduire la base d’imposition, ainsi que les démarches pratiques à suivre pour s’acquitter de ces prélèvements. Cela vous permettra de mieux comprendre les implications financières d’un héritage et d’anticiper les frais à prévoir lors d’une transmission.
Les droits de succession : un prélèvement obligatoire
Lorsque vous recevez une somme d’argent en héritage, notamment via un compte bancaire, il ne s’agit pas simplement de récupérer vos fonds. L’État applique des droits de succession qui varient selon :
- Le lien de parenté entre le défunt et l’héritier (conjoint, enfants, frères et sœurs, autres héritiers).
- Le montant total de l’héritage transmis.
- Les abattements personnels qui réduisent la base taxable.
Ces droits sont destinés à financer les services publics et à assurer une certaine redistribution.
Le barème des droits de succession en fonction du lien de parenté
Le taux applicable n’est pas unique : il dépend de votre degré de parenté avec le défunt. Voici un résumé des taux en vigueur (en France) :
| Lien de parenté | Abattement | Taux de droits de succession appliqué |
|---|---|---|
| Conjoint survivant et partenaires PACS | Exonération totale | 0% |
| Enfants | 100 000 € | De 5% à 45% selon la tranche |
| Frères et sœurs | 15 932 € | 35% jusqu’à 24 430 €, puis 45% |
| Parents jusqu’au 4e degré, autres héritiers | 0 € | 60% |
Les abattements sur un compte bancaire hérité
Avant d’appliquer le taux de taxation, un abattement est déduit de la somme héritée sur le compte bancaire :
- Pour les enfants : 100 000 € d’abattement par enfant.
- Pour les frères et sœurs : 15 932 € d’abattement.
- Pour les autres héritiers : aucun abattement.
Par exemple, si vous héritez d’un compte bancaire d’une valeur de 150 000 € en tant qu’enfant, vous ne serez imposé que sur 50 000 € (150 000 € – 100 000 €).
Comment s’acquitter des droits de succession sur un compte bancaire ?
La banque est tenue de signaler à l’administration fiscale le décès du titulaire du compte. Un délai d’attente s’applique avant la libération des fonds afin de permettre l’évaluation et le paiement des droits. Voici les étapes clés :
- Déclaration de succession à effectuer par l’héritier ou le notaire dans les 6 mois suivant le décès (en France métropolitaine).
- Calcul des droits de succession selon la déclaration et règlement auprès du Trésor public.
- La banque débloque les fonds une fois que les pièces justificatives sont fournies et que le paiement des droits est réalisé.
Exemple concret de calcul des droits sur un héritage bancaire
Supposons que vous héritez de 200 000 € via un compte bancaire en étant l’enfant du défunt :
- Abattement de 100 000 € : base imposable = 200 000 – 100 000 = 100 000 €.
- Application du barème progressif (par exemple 5% sur la tranche inférieure, puis 10%, etc.).
- Calcul et paiement des droits correspondants à environ 5 900 € (à titre indicatif).
- Montant réellement reçu après impôts : 194 100 €.
Cela montre l’importance de bien connaître ces règles pour anticiper le montant réellement transmis et les démarches nécessaires.
Les démarches administratives et délais pour le paiement des droits sur comptes bancaires hérités
Lorsqu’un héritage inclut des comptes bancaires, il est crucial de connaître les démarches administratives et les délais légaux pour le règlement des droits de succession. Ces étapes garantissent un transfert clair et conforme à la loi des fonds hérités, tout en évitant les litiges.
Les étapes clés des démarches administratives
- Déclaration du décès : déclenche le processus officiel.
- Blocage temporaire des comptes bancaires : la banque suspend les opérations sur les comptes du défunt.
- Obtention du certificat de décès : document indispensable pour informer les institutions financières.
- Ouverture de la succession : via un notaire ou directement par les héritiers selon la complexité.
- Évaluation des biens : incluant les soldes des comptes bancaires et autres actifs.
- Déclaration des droits de succession : à déposer auprès de l’administration fiscale.
- Calcul et paiement des droits : en fonction du montant hérité et du lien de parenté.
- Déblocage et transfert des fonds : la banque libère les fonds aux héritiers après validation.
Délais à respecter pour le paiement des droits
- Déclaration au service des impôts : dans les 6 mois suivant le décès si ce dernier a lieu en France métropolitaine (ce délai peut varier selon le lieu de décès).
- Calcul des droits de succession : généralement immédiat après dépôt de la déclaration.
- Paiement des droits : dans le même délai de 6 mois ou par échéancier selon les cas.
- Déblocage des comptes : après preuve du paiement ou mise en place d’un accord avec l’administration fiscale, la banque peut procéder au transfert des fonds.
Tableau récapitulatif des délais et intervenants
| Étape | Délai légal | Responsable | Remarques |
|---|---|---|---|
| Déclaration du décès | Immédiaire après décès | Famille / Professionnels | Réquisitoire pour toutes démarches. |
| Déclaration des droits | 6 mois (France métropolitaine) | Héritiers / Notaire | Peut varier selon résidence du défunt. |
| Paiement des droits | 6 mois avec possibilité d’échelonnement | Héritiers | Impacts sur le déblocage des fonds. |
| Déblocage des comptes bancaires | Après paiement des droits | Banque / Héritiers | Peut être différé en cas de contentieux. |
Les documents indispensables pour faciliter les démarches
- Acte de décès
- Livret de famille du défunt
- Testament, s’il existe
- Relevés bancaires récents des comptes concernés
- Pièce d’identité des héritiers
- Certificat d’hérédité ou acte de notoriété
- Déclaration de succession
La bonne organisation de ces documents et la compréhension des délais légaux permettent d’assurer une gestion fluide et sereine de l’héritage, tout en respectant les obligations fiscales et juridiques.
Questions fréquentes
Quel est le taux moyen des droits de succession en France ?
Y a-t-il un montant minimum exonéré de droits ?
Comment les prélèvements sont-ils effectués sur un compte bancaire ?
| Élément | Description |
|---|---|
| Droits de succession | Taxe calculée sur la valeur nette héritée, variable selon le lien de parenté et le montant |
| Abattements | Montants exonérés selon la relation : 100 000 € pour enfants, 15 932 € pour frères/sœurs, etc. |
| Taux applicables | Entre 5% (faible montant) et jusqu’à 60% (successions hors famille) |
| Modalités de paiement | Le notaire demande le règlement avant le partage; compte bancaire bloqué en attendant |
| Déclaration | La déclaration de succession obligatoire dans les 6 mois suivant le décès |
Pour toute question ou expérience, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. Découvrez également nos autres articles sur les successions et la fiscalité sur notre site web.






